G5 Sahel : les dirigeants africains militent pour une coopération militaire renforcée

G5 Sahel : les dirigeants africains militent pour une coopération militaire renforcée

La lutte antijihadiste est l'un des principaux thèmes qui alimentent les échanges pendant ce sommet du G5 Sahel qui se tient depuis hier à Ndjamena, au Tchad.

Depuis sa création, le G5 Sahel a montré une forte volonté de développement durable et de lutte contre le jihadisme. Face à la recrudescence des attaques de groupes terroristes, les présidents africains du G5 Sahel ont convenu lors de ce sommet d'une coopération militaire contre ces groupes rebelles.

L'ancien ministre sénégalais des affaires étrangères, Cheick Tidiane Gadio, a préconisé l'émergence d'une force africaine capable de lutter contre les militants djihadistes dans le nord du Mali. "Une armée africaine avec des troupes d'élite et des forces spéciales, bien équipée, bien entraînée, cette armée africaine doit entrer d'urgence au Mali, soutenir les forces maliennes et balayer tout le Sahel". Une telle force militaire contribuerait à la lutte acharnée contre l'insurrection djihadiste au Sahel.

Macron appelle à un renforcement de la lutte contre les djihadistes et au retour de l'État. "Nous avons réussi à obtenir de réels résultats dans la zone des trois frontières" entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, a salué le président français.

Renforcer à la fois la lutte contre les groupes djihadistes et le retour de l'Etat dans les territoires négligés de la région : tels sont les objectifs sur lesquels a insisté le président français Emmanuel Macron, mardi 16 février, lors de son intervention au sommet du G5 sur le Sahel à N'Djamena.

Ce sommet de deux jours réunit dans un premier temps le G5 Sahel et la France, puis d'autres partenaires internationaux. Il a lieu un an après celui de Pau (sud-ouest de la France) qui, face à la menace d'une rupture sous les coups djihadistes, avait conduit à un renforcement militaire dans la zone dite des "trois frontières" (Mali, Niger et Burkina) et à l'envoi de 600 soldats français supplémentaires, passant de 4 500 à 5 100.

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