Ven, Fév 26, 2021

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Xi Jinping : Porter le multilatéralisme pour un avenir meilleur

 Le 25 janvier 2021, le Président Xi Jinping a participé, à Beijing par liaison vidéo, à l’Agenda de Davos du Forum économique mondial (FEM) et y a prononcé un discours spécial intitulé «Que le flambeau du multilatéralisme éclaire la marche en avant de l’humanité», dans lequel il a donné une série des propositions de la Chine.

Le Président Xi Jinping a indiqué qu’il y a quatre tâches majeures de notre époque, à savoir promouvoir la croissance économique mondiale, rejeter les préjugés idéologiques, réduire le fossé de développement, et surmonter les défis planétaires. Pour accomplir ces tâches, il faut porter le multilatéralisme et bâtir une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. Il a demandé de poursuivre l’ouverture et l’inclusion et de rejeter la fermeture et l’exclusion, de préserver le droit international et de rejeter la recherche de la suprématie, de poursuivre les concertations et la coopération et de rejeter les conflits et la confrontation, d’être en phase avec notre temps et de rejeter l’immobilisme.

Le Président Xi Jinping a avancé cinq mesures sur les moyens d’application du multilatéralisme par la Chine, à savoir que la Chine continuerait de prendre une part active dans la coopération internationale contre le COVID-19, d’appliquer la stratégie d’ouverture mutuellement bénéfique, de promouvoir le développement durable, de favoriser la science, la technologie et l’innovation, et de promouvoir un nouveau type de relations internationales.

Le Président Xi a indiqué, par son discours, l’orientation et la voie de développement à suivre pour le monde, démontrant la sagesse et la responsabilité chinoises. Cela permettra de promouvoir énergiquement la reconstruction d’une confiance mutuelle mondiale, de fédérer les esprits globaux, d’unir les forces mondiales, et de promouvoir la marche en avant du monde entier vers une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

Voici le discours intégral du Président Xi Jinping:

L’année 2020 a été marquée par l’éclatement soudain de la pandémie de COVID-19. La santé publique mondiale a fait face à une menace grave et l’économie mondiale a plongé dans une récession profonde. L’humanité a affronté de multiples crises rarement vues dans l’histoire.

L’année 2020 a aussi été témoin de la détermination et du courage extraordinaires de tous les peuples du monde dans la lutte contre le coronavirus. Guidée par la science, la raison et l’esprit humanitaire, cette lutte mondiale a enregistré de premiers résultats. Aujourd’hui, l’épidémie est loin d’être terminée. La récente résurgence de l’épidémie nous rappelle qu’il faut poursuivre l’effort. Mais nous sommes convaincus que l’hiver ne saurait jamais empêcher l’arrivée du printemps et que l’obscurité sera chassée par le soleil levant. L’humanité vaincra le virus et sortira plus forte de l’épreuve.

L’Histoire est en marche et le monde ne sera jamais comme avant. Chaque décision, chaque action que nous prenons aujourd’hui façonnera l’avenir du monde. Il est important pour nous d’accomplir quatre tâches majeures de notre époque.

La première est de renforcer la coordination des politiques macroéconomiques et de promouvoir ensemble une croissance forte, durable, équilibrée et inclusive de l’économie mondiale. Nous traversons aujourd’hui la récession la plus grave depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour la première fois dans l’histoire, les économies de toutes les régions ont été durement touchées en même temps. Les chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales sont entravées, le commerce et l’investissement restent faibles. Malgré les milliers de milliards de dollars dégagés par les divers pays dans leurs plans de relance, la reprise mondiale est peu solide, et les perspectives, incertaines. Nous devons être à la hauteur du moment pour promouvoir de manière coordonnée la réponse sanitaire et le développement économique, renforcer le soutien des politiques macroéconomiques et sortir rapidement l’économie mondiale de la crise. Et plus important encore, nous devons avoir une vision d’avenir et une détermination réelle pour faire émerger de nouveaux moteurs et modes de croissance de l’économie mondiale et perfectionner sa structure, de sorte à mettre l’économie mondiale sur une voie de développement sain et régulier sur le long terme.

La deuxième est de rejeter les préjugés idéologiques et de poursuivre ensemble une voie de coexistence pacifique, de bénéfice mutuel et de coopération gagnant-gagnant. Il n’existe pas deux feuilles d’arbre identiques, et il n’existe pas non plus les mêmes histoires, cultures ou systèmes sociaux. Chaque pays est unique avec son histoire, sa culture et son système social. Aucun n’est supérieur aux autres. L’essentiel, c’est de savoir s’ils s’adaptent aux conditions nationales du pays, s’ils sont soutenus par le peuple, s’ils apportent la stabilité politique, le progrès social et la vie meilleure et s’ils contribuent au progrès de l’humanité. Les différences en termes d’histoire, de culture et de système social existent depuis toujours. Elles sont une caractéristique inhérente à la civilisation humaine. Il n’y a pas de civilisation humaine sans diversité, et cette diversité existe et existera pour toujours. Ce qui est à craindre, ce n’est pas la différence, c’est l’arrogance, le préjugé et la haine ; c’est la tentative de créer une hiérarchie des civilisations et d’imposer l’histoire, la culture et le système social de l’un aux autres. Les pays doivent rechercher une coexistence pacifique sur la base du respect mutuel et de l’élargissement du terrain d’entente par-delà les différences, et ils doivent promouvoir les échanges et l’inspiration mutuelle pour insuffler de l’impulsion au développement de la civilisation humaine.

La troisième est de réduire le fossé entre pays développés et pays en développement et de promouvoir ensemble le progrès et la prospérité pour tous. Aujourd’hui, les inégalités s’accroissent, l’écart Nord-Sud se creuse, et le développement durable fait face à de sérieux défis. Vu les impacts de l’épidémie, la reprise économique des pays suit des trajectoires différentes et l’écart Nord-Sud risque de se creuser davantage et de s’installer durablement. Les pays en développement souhaitent avoir accès à plus de ressources et d’espace de développement, et revendiquent le renforcement de la représentation et du droit à la parole dans la gouvernance économique mondiale. Nous devons reconnaître que le développement des pays en développement permettra de consolider la base de la prospérité et de la stabilité mondiales, et profitera aussi aux pays développés. La communauté internationale doit, avec une vision de long terme, honorer ses engagements d’accorder un soutien nécessaire aux pays en développement, de garantir leurs intérêts de développement légitimes, et de promouvoir l’égalité des droits, des chances et des règles, pour que tous les pays puissent bénéficier des opportunités et des fruits de développement.

La quatrième est de travailler ensemble à surmonter les défis planétaires et de bâtir un meilleur avenir pour l’humanité. À l’ère de la mondialisation économique, les urgences de santé publique comme la COVID-19 pourraient réapparaître. La gouvernance mondiale de santé publique doit être renforcée. La planète Terre est notre seul foyer. Nous devons intensifier l’effort pour lutter contre le changement climatique et promouvoir un développement durable. Car c’est l’avenir de l’humanité qui est en jeu. Aucun problème mondial ne peut être réglé par un seul pays. Il est impératif d’avoir l’action mondiale, la réponse mondiale et la coopération mondiale.

Les problèmes auxquels le monde est confronté sont complexes et compliqués. Pour en sortir, il est essentiel de porter le multilatéralisme et de bâtir une communauté d’avenir partagé pour l’humanité.

Premièrement, nous devons poursuivre l’ouverture et l’inclusion et rejeter la fermeture et l’exclusion. Le multilatéralisme signifie que les affaires internationales doivent être gérées avec les consultations, et que l’avenir du monde, déterminé conjointement par tous. Créer de petits cercles ou déclencher une nouvelle guerre froide, chercher à exclure, à menacer et à intimider, recourir arbitrairement au découplage, à la rupture d’approvisionnement ou aux sanctions, et créer l’éloignement ou l’isolement ne peuvent entraîner le monde que dans la division, voire dans la confrontation. Nous ne pouvons pas relever les défis communs dans un monde divisé, et la confrontation nous conduira à l’impasse. Voilà une leçon douloureusement acquise. Elle résonne encore. Nous ne devons jamais reprendre le chemin du passé.

La bonne approche est de poursuivre la vision de la communauté d’avenir partagé pour l’humanité. Nous devons porter les valeurs communes de l’humanité, à savoir la paix, le développement, l’équité, la justice, la démocratie et la liberté, se débarrasser des préjugés idéologiques, rendre les mécanismes, principes et politiques de coopération les plus ouverts et les plus inclusifs possible et préserver ensemble la paix et la stabilité dans le monde. Il nous faut bâtir une économie mondiale ouverte, sauvegarder le système commercial multilatéral, rejeter les normes, règles et systèmes discriminatoires et exclusifs, et briser les barrières dans le commerce, l’investissement et les échanges technologiques. Nous devons consolider le rôle du G20 en tant que plateforme principale de gouvernance économique mondiale, intensifier la coordination des politiques macroéconomiques, préserver la stabilité et la fluidité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales ainsi que la solidité du système financier mondial, promouvoir les réformes structurelles et accroître la demande mondiale, et tout cela pour contribuer à un développement de meilleure qualité et plus résilient de l’économie mondiale.

Deuxièmement, nous devons préserver le droit international et rejeter la recherche de la suprématie.Comme dit un vieil adage chinois, la loi est le fondement même de la gouvernance. La gouvernance internationale doit se baser sur les règles et les consensus réalisés par tous, et non suivre l’ordre d’un seul ou de quelques pays. La Charte des Nations Unies définit les normes fondamentales régissant les relations interétatiques universellement reconnues. Sans les règles juridiques internationales élaborées et reconnues par la communauté internationale, notre monde sera dominé par la loi de la jungle et l’humanité en subira les conséquences désastreuses.

Nous devons défendre fermement l’état de droit international et préserver résolument le système international centré sur les Nations Unies et l’ordre international fondé sur le droit international. Les institutions multilatérales offrent des plateformes pour traduire en acte le multilatéralisme et le cadre fondamental pour préserver le multilatéralisme. Leur autorité et leur efficacité doivent être sauvegardées. Les relations entre les pays doivent être coordonnées et régulées par les institutions et les règles appropriées. Les puissants ne doivent pas malmener les faibles. Les décisions ne doivent pas être prises par celui qui montre ses muscles ou le poing. Le multilatéralisme ne doit pas être utilisé comme prétexte pour entreprendre des actes unilatéraux. Les principes doivent être respectés et les règles, une fois fixées, doivent être observées par tous. Un « multilatéralisme sélectif » ne doit pas être une option.

Troisièmement, nous devons poursuivre les concertations et la coopération et rejeter les conflits et la confrontation. Les différences en termes d’histoire, de culture et de système social ne sont pas un prétexte pour se livrer à l’antagonisme ou à la confrontation, mais une impulsion qui nourrit la coopération. Il faut respecter et concilier les différences, s’abstenir de s’ingérer dans les affaires intérieures d’autrui, et régler les divergences par les consultations et le dialogue. L’Histoire et la réalité nous enseignent maintes fois que dans le monde d’aujourd’hui, choisir la mauvaise voie de l’antagonisme et de la confrontation, qu’elle soit sous forme de guerre froide, chaude, commerciale ou technologique, c’est pénaliser les intérêts de tous les pays et le bien-être de tous les peuples.

Nous devons rejeter les vieilles mentalités de la guerre froide et du jeu à somme nulle, rester attachés au respect mutuel et à la compréhension réciproque, et renforcer la confiance politique mutuelle par des échanges stratégiques. Il faut poursuivre la vision de la coopération mutuellement bénéfique, rejeter la recherche des intérêts égoïstes au détriment des autres, renoncer à la pratique unilatérale d’accaparer les avantages de développement et garantir le droit égal au développement de chaque pays, en vue de réaliser le développement partagé et la prospérité commune. Nous avons à encourager une concurrence équitable, comme sur un terrain de compétition où l’on rivalise d’excellence, et non comme dans une arène de lutte où l’on se bat.

Quatrièmement, nous devons être en phase avec notre temps et rejeter l’immobilisme. Le monde traverse des changements majeurs jamais connus depuis un siècle. C’est le temps pour un grand développement et une grande transformation. Pour porter le multilatéralisme au 21e siècle, nous devons préserver les acquis, ouvrir de nouveaux horizons et nous tourner vers l’avenir. Il nous faut rester fidèles aux valeurs essentielles et aux principes fondamentaux du multilatéralisme. Nous devons également nous adapter à l’évolution de l’échiquier international et nous hisser à la hauteur des défis planétaires pour réformer et perfectionner le système de gouvernance mondiale sur la base d’amples consultations et du consensus.

Nous devons faire valoir le rôle de l’OMS pour construire une communauté de santé pour tous. Il faut faire avancer la réforme de l’OMC et du système financier et monétaire international pour dynamiser la croissance mondiale et garantir les droits, intérêts et opportunités de développement des pays en développement. Nous devons suivre l’orientation centrée autour de l’homme et basée sur les faits pour explorer et élaborer des règles de la gouvernance numérique mondiale. Il nous faut appliquer l’Accord de Paris sur le climat et favoriser le développement vert. Nous devons continuer d’accorder la priorité au développement, mettre en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies et travailler à ce que tous les pays, notamment les pays en développement, puissent bénéficier des fruits du développement mondial.

Par un travail dur et persévérant du peuple chinois, la Chine est sur le point de parachever l’édification intégrale d’une société de moyenne aisance et a obtenu des résultats historiques dans la lutte contre l’extrême pauvreté. Elle entame une nouvelle marche vers la construction d’un pays socialiste moderne sur tous les plans. À ce nouveau stade de développement, la Chine mettra en œuvre le nouveau concept de développement et travaillera activement à créer une nouvelle dynamique de développement où la circulation domestique est le pilier principal et que la circulation domestique et la circulation internationale se renforcent mutuellement. Elle œuvrera avec les autres pays à construire un monde de paix durable, de sécurité universelle, de prospérité commune, ouvert, inclusif, propre et beau.

― La Chine continuera de prendre une part active dans la coopération internationale contre la COVID-19.Combattre l’épidémie est la tâche la plus pressante pour la communauté internationale. Car le peuple et la vie sont au-dessus de tout. C’est aussi une tâche essentielle pour stabiliser et relancer l’économie. Nous devons approfondir la solidarité et la coopération, favoriser le partage d’informations et renforcer la réponse collective pour vaincre le virus dans le monde. L’accent doit être mis sur le renforcement de la coopération en matière de R&D, de production et de distribution des vaccins pour en faire un bien public véritablement accessible et abordable pour tous les peuples. La Chine a jusqu’ici accordé de l’aide à plus de 150 pays et 13 organisations internationales et envoyé 36 groupes d’experts médicaux aux pays qui en avaient besoin. Elle soutient et s’engage activement dans la coopération internationale sur les vaccins. La Chine continuera de partager ses expériences avec les autres pays, de faire de son mieux pour aider les pays et régions dont les capacités sanitaires sont insuffisantes, et de promouvoir l’accessibilité et l’abordabilité des vaccins dans les pays en développement. Nous espérons que ces efforts pourront contribuer à une victoire rapide et complète sur l’épidémie dans le monde.

― La Chine continuera d’appliquer la stratégie d’ouverture mutuellement bénéfique. La mondialisation économique répond à l’impératif de l’accroissement de la productivité sociale et est la conséquence logique du progrès scientifique et technologique. Utiliser l’épidémie comme un prétexte pour prôner la « démondialisation », la fermeture et le découplage n’est dans l’intérêt de personne. La Chine soutient depuis toujours la mondialisation économique et poursuit résolument sa politique fondamentale d’ouverture sur l’extérieur. Elle continuera de favoriser la libéralisation et la facilitation du commerce et de l’investissement, de sauvegarder le bon fonctionnement et la stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales, et de promouvoir la coopération de qualité dans le cadre de l’Initiative « la Ceinture et la Route ». La Chine veillera à promouvoir une ouverture institutionnelle en termes de règles, de régulation, de gestion et de normes, poursuivra ses efforts pour créer un climat d’affaires conforme aux principes du marché, à la législation et aux normes internationales, et valorisera le potentiel de son marché immense et de sa demande domestique. Ces efforts permettront d’offrir plus d’opportunités de coopération aux autres pays et d’injecter une plus grande impulsion à la reprise et à la croissance de l’économie mondiale.

― La Chine continuera de promouvoir le développement durable. Elle mettra en œuvre intégralement le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. Elle travaillera à renforcer la construction de la civilisation écologique par l’accélération de l’optimisation de sa structure industrielle et de son mix énergétique, et la promotion des modes de production et de vie verts et sobres en carbone. Comme je l’ai annoncé, la Chine s’efforcera d’atteindre le pic des émissions de CO2 avant 2030 et la neutralité carbone d’ici 2060. Réaliser ces objectifs nécessite des efforts extrêmement durs. Mais nous estimons que quand il s’agit de l’intérêt de l’humanité tout entière, la Chine a le devoir de s’engager dans l’action et de mener à bien le travail. Des plans d’action sont en élaboration et des mesures spécifiques ont été prises pour assurer la réalisation des objectifs fixés. La Chine, par ces efforts concrets, porte le multilatéralisme et contribue à la protection de notre foyer commun et au développement durable de l’humanité.

― La Chine continuera de favoriser la science, la technologie et l’innovation. La science, la technologie et l’innovation sont un moteur important pour le progrès de l’humanité, une arme puissante face à de nombreux défis planétaires et la voie incontournable pour la Chine de mettre en place une nouvelle dynamique de développement et réaliser un développement de qualité. La Chine accroîtra les investissements dans la science et la technologie, redoublera d’efforts dans la construction du système d’innovation, accélérera la conversion des acquis de recherche en productivité réelle, et renforcera la protection des droits de propriété intellectuelle pour réaliser une croissance de meilleure qualité tirée par l’innovation. Les progrès scientifiques et technologiques doivent contribuer au bien-être de toute l’humanité et ne doivent jamais servir d’instruments pour freiner et empêcher le développement des autres pays. La Chine fera avancer les échanges et coopérations internationaux dans ces domaines avec une plus grande ouverture d’esprit et davantage de mesures d’ouverture. Elle travaillera avec les autres pays à construire un environnement ouvert, juste, équitable et non discriminatoire pour le développement scientifique et technologique au bénéfice de tous.

― La Chine continuera de promouvoir un nouveau type de relations internationales. La mentalité du jeu à somme nulle et du « gagnant prend tout » n’est pas dans la philosophie des Chinois. La Chine poursuit fermement la politique étrangère d’indépendance et de paix, travaille à aplanir les divergences par le dialogue et à régler les différends par les négociations, et développe activement ses relations d’amitié et de coopération avec les autres pays sur la base du respect mutuel, de l’égalité et du bénéfice mutuel. Membre déterminé des pays en développement, la Chine œuvrera à l’approfondissement continu de la coopération Sud-Sud et contribuera à l’effort des pays en développement pour réduire la pauvreté, alléger le fardeau de la dette et réaliser la croissance économique. Elle prendra une part plus active à la gouvernance économique mondiale et travaillera à une mondialisation économique plus ouverte, plus inclusive, plus équilibrée et bénéfique pour tous.

Il n’y a qu’une Terre et qu’un avenir partagé pour l’humanité. Pour surmonter les crises actuelles et construire un meilleur avenir, nous devons rester unis et travailler ensemble. Comme les faits l’ont maintes fois démontré, pratiquer le chacun pour soi, faire cavalier seul et faire montre d’une arrogance narcissique sont voués à l’échec. Travaillons donc main dans la main pour que le flambeau du multilatéralisme éclaire notre marche en avant vers une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. Je vous remercie.

-Par le porte-parole de l’Ambassade de Chine

 

Xi Jinping : Porter le multilatéralisme pour un avenir meilleur

Tchad : Idriss Déby célèbre ses 30 ans au pouvoir

Cela fait 30 ans jour, pour jour qu’Idriss Déby, est à la tête du Tchad en tant que président.

Élevé au rang de maréchal au mois d’août dernier, Idriss Déby, leader du Mouvement Patriotique du Salut est l’homme qui a permis de faire sortir le Tchad de plusieurs années de dictature.

Le 1er décembre 1990, Idriss Déby accédait à la magistrature suprême suite à un coup d’état qui renversait Hissène Habré au pouvoir depuis HUIT ans.

Une date synonyme de vent de liberté dans ce pays marqué par des violences et des atteintes aux droits de l’homme.

Le président Idriss Déby entreprendra de nombreuses réformes pour introduire une forme d’ouverture des institutions.

Mais le président Idriss Déby sera également accusé de diriger un Etat à parti unique pour l'organisation délections douteuses. Notamment lors du scrutin présidentiel de 2011, au cours duquel l’un des trois candidats opposants faisait en fait partie de son gouvernement.

Le scrutin fut boycotté par l’opposition et es tchadiens rééliront Idriss Déby à la tête du pays.

Élu pour un an à la présidence tournante de l’union africaine en janvier 2016.

Durant son règne à la tête de l’instituons panafricaine, il manifestera, son soutien au Burkina Faso et au président Roch Marc Christian Kaboré lors des attentats de l’Hôtel Splendid et du restaurant Cappuccino en 2016.

Gouvernant un pays situé dans une région chroniquement instable, le leader de 68 ans a fait preuve d'une résilience spectaculaire, survivant à des coups d'État, des attaques de rebelles et des invasions étrangères.

Grâce à sa puissante tribu Zaghawa, Déby a réussi à survivre à la géopolitique complexe de l'Afrique centrale, où les tribus contrôlent des ressources telles que l'eau, la terre et les minéraux.

Il a été accusé de diriger un État à parti unique, même si des élections douteuses ont été organisées de temps en temps.

Vétéran de la guerre, Déby a été l'instigateur de conflits et les a même encouragés à son avantage, jonglant avec les crises au Soudan, en Libye et en République centrafricaine. Doté d'une armée puissante, il est considéré comme une force importante pour la stabilité en Afrique centrale, dans la région du lac Tchad et au Sahel.

Le Tchad a jusqu'à présent été épargné par la violence militante qui a secoué le Niger, le Mali et le Burkina Faso. Les forces d'Idriss Deby ont également été créditées pour avoir porté un coup au groupe terroriste nigérian Boko Haram.

Il a également maîtrisé les relations internationales, gardant l'ancien maître colonial France, les États-Unis et la Chine proches.

Ses adversaires l'ont accusé de dilapider les revenus pétroliers du pays en achetant de l'influence, alors que ses compatriotes vivent dans la pauvreté. (africanews)

 

Tchad : Idriss Déby célèbre ses 30 ans au pouvoir

Cameroun : Human Rights Watch demande une enquête du gouvernement sur l'attaque de Mautu

L'organisation non gouvernementale, Human Rights Watch, a demandé au gouvernement camerounais d'enquêter sur le meurtre de neuf civils le 10 janvier 2021 à Mautu, un village de la subdivision de Muyuka, dans la région du Sud-Ouest.

"Les autorités Camerounaises devraient mettre un frein aux unités abusives et, avec l'aide de l'Union Africaine et des Nations Unies, ouvrir une enquête crédible et impartiale sur les meurtres de Mautu et poursuivre les responsables", a déclaré Ida Sawyer, directrice adjointe de Human Rights Watch pour l'Afrique.

Dans une interview téléphonique réalisée le jeudi 4 février, Human Right Watch a indiqué que l'armée camerounaise aurait tué au moins neuf civils dans la région du Sud-Ouest, le 10 janvier 2021 : "Parmi les morts, on compte une femme et un enfant, et quatre civils ont été blessés. Les soldats ont également pillé des dizaines de maisons et menacé les habitants". Lire le rapport cité sur Cameroun- info.net

Par ailleurs, l'ONG a précisé que le capitaine de vaisseau Atonfack Guemo Cyrille Serge, chef de la division de la communication au ministère de la défense a admis que des soldats du 21e bataillon d'infanterie motorisé ,BIM, ont mené une opération dans le village, mais n'a pas reconnu que les troupes ont tué et blessé des civils.

Selon Ida Sawyer, "Tuer des civils et piller leurs maisons au nom de la sécurité sont des crimes graves contre les droits de l'homme qui alimentent le cycle croissant de violence et d'abus dans les régions anglophones du Cameroun", a-t-elle déclaré.

Selon le rapport de Human Right Watch, un témoin oculaire a confirmé que les meurtres ont été orchestrés par l'armée camerounaise et non par des combattants séparatistes. Les habitants ont déclaré à Human Rights Watch que l'attaque était une représaille contre les populations. L'armée les accuse d'avoir abrité et soutenu les combattants séparatistes. Cinq témoins ont déclaré que, pendant l'attaque, les soldats se sont adressés à de nombreux habitants, dont des femmes, qui avaient été rassemblés au centre du village et les ont menacés.

"Ils nous ont avertis qu'ils reviendraient et tueraient plus de gens si nous ne leur montrions pas où se trouvaient les amba (séparatistes)", a déclaré un homme de 60 ans à Human Rights Watch. Cameroon-info.net cité.

Cependant, ce n'est pas la première fois que l'armée camerounaise est accusée de tuer des civils dans les régions anglophones. En février 2020, les forces gouvernementales sont accusées d'avoir tué 21 civils, dont 13 enfants et une femme enceinte, à Ngarbuh, dans la région du nord-ouest, dans une attaque de représailles contre la population accusée de soutenir les combattants séparatistes. Le gouvernement a d'abord nié la responsabilité de l'armée mais a ensuite mis en place une commission d'enquête qui a conduit à l'arrestation de 2 soldats et d'un gendarme.

Cameroun : Human Rights Watch demande une enquête du gouvernement sur l'attaque de Mautu

Burundi : rapprochement entre le régime Ndayishimiye et l’Union Européenne

Le régime Ndayishimiye poursuit son processus d’ouverture diplomatique enclenché après son investiture à la tête du Burundi. Ce mardi 2 février, l’ambassadeur Albert Shingiro, ministre des affaires Etrangères et de la coopération au développement, a échangé avec la délégation de l’Union Européenne au Burundi. Au centre de leur tête-à-tête, le renforcement de leurs relations bilatérales.

Le gouvernement burundais, représenté par son ministre des Affaires étrangères et de la coopération au développement, Albert Shingiro a échangé, ce mardi 2 février, avec la délégation de l’Union Européenne, conduite par Claude Bochu. Selon le communiqué de presse publié à l’issue leur rencontre, les deux parties ont échangé sur « les sujets d’intérêt commun et les engagements mutuels dans le cadre de la normalisation de leurs relations d’amitié et de coopération », précise le document.

Selon la même source, Gitega et les ambassadeurs des Etats membres de l’Union Européenne résident au Burundi, « se sont félicités de l’excellent climat constructif qui a présidé à leurs échanges et ont convenu de les poursuivre dans la perspective de déboucher dans les meilleurs délais sur des résultats concrets ».

En outre, ce communique rappelle que « la reprise du dialogue politique constitue une période partagée qui bénéficiera aux peuples burundais et européen », ajoutant que : « Les deux parties ont rappelé que le Burundi et les Etats membres de l’Union Européenne sont des partenaires historiques soucieux de voir leurs liens d’amitié et de coopération se développer davantage dans un esprit de confiance et de respect mutuel pour bénéficier de leurs peuples respectifs ».

Depuis 2015, les relations entre les deux parties se sont détériorées suite aux violences causées par l’élection de feu Pierre Nkuruniza à un troisième mandat. Après l’investiture du nouveau régime en juin 2020, l’Union Européenne avait fait preuve d’ouverture diplomatique. Au terme d’une rencontre avec Evariste Ndayishimiye, en juillet de la même année, l’ambassadeur de l’UE avait annoncé le début des « perspectives prometteuses avec son nouveau Président ». Ces propos avaient laissés un sentiment de normalisation de leur coopération.

Cependant, en octobre 2020, le renouvellement des sanctions de l’UE contre quatre hauts responsables politiques et militaires impliqués dans la répression des manifestations contre le troisième mandat de feu Pierre Nkuzunziza avait alimenté les doutes sur le rapprochement diplomatique entre les deux parties. (afrik.com)

Burundi : rapprochement entre le régime Ndayishimiye et l’Union Européenne

Cameroun : Mamadou Mota retrouve la liberté

Mamadou Mota, premier vice-président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), a vu sa peine de 20 mois de prison prendre fin après avoir été libéré de la prison centrale de Kondengui à Yaoundé aux premières heures de ce vendredi 05 février 2021.

Il a été chaleureusement accueilli par ses avocats, ses militants et ses sympathisants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC). Sur le chemin du retour, Mamadou Mota a fait une escale dans le quartier de Santa Barbara à Yaoundé pour rencontrer le chef du parti, le professeur Maurice Kamto.

Après avoir souhaité la bienvenue à son hôte, le professeur Maurice Kamto a exprimé sa joie et sa grande satisfaction à la libération de son camarade, Mamadou Mota.

"C'est une joie que nous ne pouvons pas cacher. Même si cette joie nous laisse un sentiment d'amertume à sa sortie de prison, laissant derrière lui de nombreux autres camarades et amis politiques du Mouvement pour la renaissance du Cameroun. Mais, il est là, et je pense que nous avons des raisons d'en être heureux", a déclaré le professeur Maurice Kamto.

Mamadou Mota a été arrêté en juin 2019 pour avoir organisé une marche non autorisée pour revendiquer la victoire de Maurice Kamto à l'élection présidentielle d'octobre 2018.

Après qu'une mutinerie ait éclaté à la prison centrale de Kondengui le 22 juillet 2019, Mamadou Mato a été condamné pour rébellion collective, vol, destruction de groupe, tentative d'évasion et blessures de prisonniers. Il a donc été condamné à deux ans de prison par le tribunal de première instance de Yaoundé.

Cependant, sa peine a été réduite à 18 mois le 29 octobre par la Cour d'appel de Yaoundé après qu'il ait été déclaré non coupable de quatre chefs d'accusation excluant la rébellion collective.

Cameroun : Mamadou Mota retrouve la liberté

Libye : vers la mise sur pied d’une autorité de transition

 En vue de l'élection présidentielle qui aura lieu le 24 décembre 2021, 75 délégués libyens sont en conclave depuis hier lundi 1er février 2021 à Genève pour choisir un nouvel exécutif dont la mission sera de diriger le pays jusqu'à la prochaine élection présidentielle.

La délégation libyenne désignera un Premier ministre et un Conseil présidentiel. La prochaine élection présidentielle qui se tiendra en Libye dépendra fortement de ce conclave, qui se déroule sous l'égide des Nations Unies. "Vous avez fixé de manière indélébile le calendrier pour la tenue des élections nationales le 24 décembre. Cette décision a été saluée par une écrasante majorité de vos compatriotes, et c'est un engagement qui doit être honoré à tout prix", a déclaré Stephanie Williams, représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations unies pour la Libye.

Les noms des candidats au futur Conseil présidentiel intérimaire et au poste de Premier ministre ont été annoncés samedi dernier par la mission des Nations Unies en Libye.

Un contexte sécuritaire tendu

Reportée plus d'une fois faute d'accord politique, l'élection présidentielle prévue le 24 décembre est marquée plusieurs mois avant qu'elle n'ait lieu par les tensions qui montent depuis dimanche à Tripoli où les milices fidèles à Fayez el-Sarraj, le Premier ministre démissionnaire du gouvernement d'union nationale (GNA), ont une nouvelle fois rejeté le processus politique initié par l'ONU. Des centaines de véhicules militaires ont convergé vers Tripoli, appelant Fayez el-Sarraj à former un nouveau gouvernement d'union nationale.

Cette élection présidentielle sera la première du pays depuis la chute du colonel Mouammar Kadhafi.

La Libye est plongée dans le chaos depuis 2011. Deux autorités se disputent le pouvoir : l'armée nationale libyenne, reconnue par l'ONU, et un pouvoir parallèle à l'Est, incarné par le maréchal Khalifa Haftar.

Libye : vers la mise sur pied d’une autorité de transition
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